Sonntag 22. Oktober 2017

Marianne, FRANCE

‘Seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin !’

 

Je m’appelle Marianne, je viens de France, je suis économiste et mère de 6 enfants.

L’Europe est cet espace dans lequel j’ai appris à vivre en paix avec d’autres personnes de cultures et de langues différentes. Je me suis enrichie de toutes leurs différences, de toutes ces nuances qui me font apprécier les mille couleurs de la vie. J’ai appris à voir le monde avec un autre regard que le mien.  J’ai appris à parler d’autres langues. Grâce à l’Europe, je me suis ouverte. Sans l’Europe, je serais limitée. Merci à vous, amis d’Europe qui m’avez fait découvrir tant de choses que j’ignorais et qui m’ont donné le goût de voyager.

 

Je crois en ce projet européen fou et concret à la fois : tisser des liens économiques et culturels pour éviter une nouvelle guerre, collaborer et construire ensemble un avenir plus vaste que celui de nos propres frontières, mettre en commun nos savoirs, nos compétences pour faire vivre et entendre cet idéal de paix dans le concret de nos actions. Cela passe par des échanges et des rencontres entre pays voisins en puisant dans nos racines et tirant les leçons de l’histoire. Tant de générations ont souffert des ces guerres meurtrières et fratricides. L’Europe s’est construite sur un « Plus jamais ça », pouvons-nous l’oublier ?

 

Dans un monde qui évolue vite et où le leadership se déplace facilement, l’Union européenne offre un sas de temporisation. Elle adoucit les effets d’une mondialisation  souvent brutale et inhumaine. C’est un lieu d’expérimentation où nous faisons l’apprentissage de lâcher certaines libertés nationales pour grandir en solidarité dans un espace plus vaste et plus solide. Acceptons-nous de ne pas y arriver du premier coup sans perdre de vue le cap ?

« Seul, on va plus vite, ensemble, on va plus loin. » disait Gandhi. Cette phrase résume bien le pari européen. Aucun défi, que ce soient les questions d’immigration, le chômage des jeunes, les crises économiques, écologiques, sociales ou financières ne trouveront de solutions durables par un état seul. Le repli sur soi est une tentation facile mais suicidaire. C’est ensemble que nous pourrons surmonter ces questions communes. Que se passerait-il si nous osions miser sur une coopération sans faille ? Quelle force se dégagerait si nous mettions de côtés nos « égos » pour mettre en pratique les solutions que les défis communs nous acculent à chercher ?

 

La crise européenne vient de nos égoïsmes, de la recherche de nos intérêts propres sans voir le bien qui nous est commun. C’est la foi en notre avenir qui pourra libérer nos peurs et ouvrir des voies nouvelles. Nous souffrons de ne pas avoir été assez loin : qui veut mettre en commun ses frontières, sa monnaie et harmoniser ses lois doit aussi chercher à harmoniser sa politique économique, fiscale, sociale, mettre sur la table sans attendre de retour immédiat…  Jouer la carte du « passager clandestin », (c’est-à-dire bénéficier des avantages sans participer aux engagements), est pure perte, n’y a-t-il pas plus à gagner en misant sur une réussite commune ? N’aurons-nous pas plus de joie d’y arriver ensemble que pas du tout ? Moi, j’y crois et cela me réjouit !

 

Marianne

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